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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Publié dans : #Il était une fois en 1996 la KKH de Lahore à la Kundgera Pass
Douane Turco/Iranienne à Dogubayazid. La tempête de vent d'hier à laissé beaucoup de sable en suspension et on ne devine même pas les Ararat dans le lointain.

Douane Turco/Iranienne à Dogubayazid. La tempête de vent d'hier à laissé beaucoup de sable en suspension et on ne devine même pas les Ararat dans le lointain.

Le 24 juillet 57.359 Km soit 4.499 Km depuis le départ devant chez les Layssac à Montpellier

Nous n'avons que cinq jours pour traverser tout l'Iran alors ce matin nous nous présentons de bonne heure à la douane. En fait nous sommes les premiers garés devant les barrières mais la douane n'ouvre qu'à 9 heures....et on en sort à midi et demi ! C'est long mais sans tracasserie excessive. On passe la frontière les femmes à part, en compagnie d'une italienne qui parle un excellent français et connaît le circuit. Une fois sorties du bâtiment pour les femmes, on discute avec des motards anglais qui eux entrent en Turquie, bref, on passe le temps, pendant que Jacques et Gilbert font les formalités pour les véhicules: fouille en règle et dans les moindres détails, papiers.

Une fois la frontière passée, le paysage devient presque totalement désertique. Les belles collines fauves du coté Turc se transforment en squelettes décharnés. Plus une seule cultures, sauf autour des petites villes. Les oueds sont complètement à sec, il semble que toute l'eau s'écoule sur le versant ouest et rien sur le versant est.Les quelques villages misérables sont construits en pisé et pas une seule mosquée en vue...Il faut dire qu'on ne peu pas sortir de sang d'une pierre ! Gilbert a acheté une sorte de pain/chapati qu'on lui a fait cuire à la demande à Bazargan, la première ville en Iran après la frontière et on pique-nique en bordure de la route à coté d'un verger de pommiers. Deux hommes viennent voir ce qu'on fait là et nous offrent deux pommes toutes rabougries, mais bon, c'est le geste qui compte et on est très heureux de l'interpréter comme un geste de bienvenue

Quelques kilomètres avant Tabriz on fait un plein de 80 litres pour....6 francs ! A l'entrée de Tabriz sur les panneaux d'affichages de pub, des caricatures antisémites, tellement laides et effroyables, que je décide illico, que plus jamais je n'en verrai d'autres, et le fait est que s'il y en avait d'autres à l'entrée des villes en Iran, je ne les ai même pas remarquées. On rentre dans Tabriz où la circulation est homérique, pour chercher une banque, mais personne ne veut de nos traveller's. Il paraît que ces transactions se font le matin. Heureusement, Gilbert avait changé un peu d'argent à la frontière. Pour sortir de Tabriz, c'est le chaos mais Jacques s'en sort comme un chef et Gilbert en excellent pisteur réussit à ne pas le perdre.

Sortis de Tabriz, c'est à nouveau le désert avec des couleurs superbes pour la plus grande joie de Dolo qui adore les déserts, puis une zone plus cultivée, les villages sont toujours en torchis, parfaitement intégrés au paysage et on voit les premiers buffles. Nuit infecte à Meshkinsar devant une caserne avec un planton à l'arrière et à l'avant de chaque véhicule (!) Pendant tout le trajet depuis Tabriz, des contrôles de police en moyenne tous les 40 Km ! A ce rythme, il va nous falloir trois mois pour traverser l'Iran pas cinq jours !!! Il faut dire, à la décharge de ma mauvaise humeur, que depuis le chiotte pourri de Yildizei, nous n'avons plus rien trouvé dans ce registre . un détail certes, mais en pays islamique et désertique de surcroît, ça devient vite un problème pour une femme ! Surtout lorsque, pour des raisons de sécurité on préfère faire étape en ville. Moi qui suis une fille des champs, je préférerais m'installer sous la protection d'un paysan. Pour les besoins naturels ça serait plus facile, et je m'y sentirais plus en sécurité que sous les fenêtres d'une caserne, surtout en Iran ! Plus jamais, je ne partirais en virée sans mon chiotte dans mon véhicule ! Non mais !

Premiers kilomètres en Iran .Photo prise depuis le Patrol qui suit le fourgon des Layssac

Premiers kilomètres en Iran .Photo prise depuis le Patrol qui suit le fourgon des Layssac

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