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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Publié dans : #Il était une fois en 1996 la KKH de Lahore à la Kundgera Pass
Gilbert, Jacques et Dolo : petit restaurant de bord de route entre mer Caspienne et Monts Elbourz

Gilbert, Jacques et Dolo : petit restaurant de bord de route entre mer Caspienne et Monts Elbourz

Le 25 juillet, au compteur 57.808 kilomètres

Départ de Meshkinsar très tôt vers la mer Caspienne. On s'arrête dans le bourg pour acheter de quoi petit déjeuner et on croise une escouade militaire qui trotte sur un rythme à trois temps. C'est impressionnant dans ce village qui se réveille. Tout est silencieux, et l'on n'entend que le chic-chlic-chlac, chilc-chlic-chlac, des godillots sur le goudron humide.Qui a dit qu'armée égale sécurité ? Moi, ça me glace. Bon, n'en parlons plus. Après le petit déjeuner, on traverse une zone de plateaux assez hauts et mieux cultivés. Les paysages de montagne sont superbes.

Il y a maintenant des contrôles de police tous les dix kilomètres sans doute à cause de la proximité de la frontiére avec l'URSS( Azerbaïjan ). A un poste de police, Dolo qui veut prendre en photo un champ de blés jaune d'or sur fond de ciel plombé a pour effet de mettre un des policier dans une très grosse colère, il lui arrache l'appareil photo des mains, le lui confisque cinq minutes puis le rend à Jacques en lui faisant la leçon !

Plus nous avançons, vers les montagnes, plus le temps se gâte. Finalement, nous franchissons un col dans un épais brouillard. En redescendant vers l'étroite plaine qui borde la mer, ça s'éclaircit un peu et on s'aperçoit que, sur ce versant, la montagne est très verte et très boisée. Comme elle est assez haute, elle arrête toute l'humidité venue de la Caspienne. Tout le long de la route, pendant la descente, des enfants venus d'Azerbaïjan, de l'autre coté de la rivière qui sert de frontière, vendent des fleurs séchées pour la tisane : bourrache, gentiane, sauge ainsi que des noix. On leur achète quelques fleurs et des noix pendant que Jacques et Gilbert font le plein d'eau à une source.

Arrivés sur le littoral, on traverse une longue zone de rizières et avec ce ciel couvert , cette chaleur très humide et ces vaches à bosses le long et sur la route, ce paysage nous paraît très exotique. Les maisons quant à elles ressemblent un peu aux maisons d'Anatolie, carrées, sans étages avec un toit en tôle à quatre pentes, mais ici, à cause de l'humidité du sol, elles sont construites sur un gros socle en béton. Parfois, la facade avant est construite en retrait du toit , libérant une terrasse couverte. A midi, on s'arrête à un petit restaurant de bord de route très correct et on continue vers une zone très boisée. En milieu d'après midi, on arrive à Lahijan, dominé par des cultures de thé jusqu'à mi pente des collines qui environantes. La petite ville est assez jolie avec beaucoup d'agitation, bazars, magasin ouverts, beaucoup de monde dans les rues et de femmes sous leurs tchadors noirs. Ensuite on se dirige vers la côte de la Caspienne qui à notre grand étonnement est toute bétonnée. Ici, les maisons sont posées sur de gros cubes de trois mètres de haut avec des portails métalliques de garage impressionnants. On suppose que ces garages servent de dépot pour le riz et le thé cultivés dans la région.On passe la nuit dans un camping en bord de mer qui loue des grosses tentes fixes placées sur un plancher surélevé et auxquelles on accède par deux marches, appellées....tchadors !!!. Au sol des tentes occupées, des tapis et des divans/lits. Pas plutôt installés, nos voisins nous apportent des fruits en essayant par tous les moyens de communiquer. On achétera plus tard des pastèques sur le marché installé le long de la promenade pour leur rendre la politesse. En tous cas, on a été très touchés et très heureux de cet accueil. On fait quelques photos avant que la nuit tombe vraiment puis on va manger au petit restaurant du camping. Il y a quelques marchands de friandises et des lumières colorées ce qui donne plus ou moins une ambiance de fête et de vacances.

 

Des femmes se baignent ou plutôt se mouillent les pieds en tchador parce qu'avec un tel harnachement, pas question d'aller nager !

Des femmes se baignent ou plutôt se mouillent les pieds en tchador parce qu'avec un tel harnachement, pas question d'aller nager !

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