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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Publié dans : #Il était une fois en 1996 la KKH de Lahore à la Kundgera Pass
Entre Caspienne et Téhéran, Monts Elbourz. Col à 1800 mètres.

Entre Caspienne et Téhéran, Monts Elbourz. Col à 1800 mètres.

Le 26 juillet 58.842 kilomètres .

On a dormi comme des rois et pris une douche froide mais divine avec cette chaleur humide ! Le camping est vraiment cher, par rapport au coût de la vie, même pour les touristes,80frspar véhicule alors qu'un repas au restaurant coûte 5 frs et 4 chapatis 10 centimes, mais bon, ça valait le coup et les prix étant affichés, on n'a pas bénéficié d'une taxe européens ! :-) Ah, j'ai oublié de signaler hier que cette petite ville où nous avons trouvé ce camping s'apelle Chalus. Départ donc de Chalus vers 8 heures par une route le long d'un torrent. Ce versant ressemble un peu à l'Ariège, mais au fur et à mesure qu'on monte, la gorge devient de plus en plus profonde et la route escalade la paroi et devient vertigineuse. On passe un premier col à 1800 mètres où on s'arrête pour admirer le paysage et faire des photos puis un second à 2800 mètres. Sur l'autre versant pas un arbre, rien, avec au fond un torrent d'un bleu turquoise magnifique. Ce paysage minéral plaît beaucoup à Dolo. Plus bas, sur le torrent, est construit un grand barrage et aujourd'hui vendredi , il y a un monde fou venu de Téhéran. les gens se baignent, font du bateau, de la planche à voile. Enfin, quand je dis "les gens" en fait ce sont les mecs car pour faire de la planche à voile avec un tchador ! Bonjour ! :-D . Petit à petit, la végétation réaparaît le long du torrent et des villages de villégiature ont été construits, façon chalet Suisse en bordure d'une autre rivière qui vient alimenter le lac en plus du torrent.

On arrive à Téhéran par un autoroute assez chargé. On cherche des sous mais comme on est vendredi, il nous faut monter dans le quartier de Evin à l'hôtel Hilton ou à l'Hayat où ils voudront peut-être de nos dollars. Finalement, dans la galerie marchande du Hilton, on trouve un commercant qui veut bien nous rendre la monnaie en rials. En passant, on admire la tour Azadi. Téhéran est une ville énorme et, pour ce qu'on en a vu très moderne. Au sud, dans la plaine les quartiers populaires et au nord sur le collines, au frais les quartiers riches. A ce propos, ces canivaux très profonds que je prenais pour des égouts à ciel ouvert, sont en fait, d'après le Lonley Planéte  des réseaux de distribution de l'eau ménagère. Dans les quartiers riches en haut, elle est propre mais en arrivant en bas dans les quartiers pauvres, elle l'est beaucoup moins forcément.

A la sortie de Téhéran sur la route vers Qqom, on passe devant le mausolée de l'Ayatollah Khomeini qui n'est pas encore fini de construire mais qui est très riche pour ce qui est terminé avec des coupoles dorés à l'or nous a-t-on dit. Il fait bougrement chaud et nous mettons la clim pour la première fois. Le paysage est désertique avec de grosses collines en "pâte à modeler" aux formes arrondies. On dirait de gros pachydermes endormis. A l'entrès de Qqom, il y a un grand chott aux nuances de rose et parme magnifiques. On est surpris tout le long de la route par les multiples signe d'amitié de ceux qui nous doublent ou nous croisent. On ne visitera pas Qqom ( nous n'avons que 5 jours seulement pour traverser l'Iran ) mais on s'arrête chez un épicier pour faire trois courses et il nous recommande des biscuits, spécialité de Qqom au beurre, safran et pistaches qu'il vend dans de jolies boîtes métalliques. On prend aussi des cocas, made in Iran bien frais mais avec un goût de terre bizarre, le tout avec le grand sourire et la gentillesse de l'épicier. A la sortie de Qqom, on voit plein de fours à briques et à chaux. Les fours à briques sont ronds, comme au Maroc, les fours à chaux sont creusés dans le sol. Il y a aussi des fours de potiers , pour les faïences probablement. Dans les campagnes, près des oasis il y a des greniers style gorfas tunisiennes des vieux, d'autres abandonnés et des tout neufs bien blanchis à la chaux. Le fait de dire "comme au Maroc, comme en Tunises" me fait penser que les Almohades et les Almoravides venus du Moyen Orient au VIII° siécle ont probablement importé ces technologies au Maghreb.

 Etape à Kashan. Comme on ne trouve rien, on demande à des gens qui prennent leur voiture pour nous amener à un hôtel qui nous demande 40$ pour la nuit par véhicule juste pour pouvoir se garer devant chez lui. On repart épouvantés :-D puis on se garer devant un petit restaurant sympa où le patron entame une discussion mi en anglais,mi gestuelle. On ne comprend pas très bien mais il a l'ai tout heureux de nous avoir chez lui. Il nous sert des kebabs classiques avec du riz puis une sorte de yoghourt tré dense qui se mange avec des feuilles de verveine , d'estragon et de citronelle en guise de cuillére. C'est délicieux et très frais. A la fin du repas, le patron nous ouvre son jardin et nous propose de nous garer là . Nous, nous y dormirons tandis que Jacques et Dolo, garent le fourgon devant le restaurant. Dans la soirée, le patron nous présente sa famille, sa petite fille, qui nous fait voir un livre de classe et ses cahiers en Anglais,( c'est à la maison qu'on lui fait la classe ), ses filles et sa femme. Il nous fait voir aussi une sorte de jeu de quilles de 70 ou 80cm de haut avec lesquelles les hommes jonglent. 

Descente sur téhéran dans un décor minéral.

Descente sur téhéran dans un décor minéral.

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