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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Publié dans : #Il était une fois en 1996 la KKH de Lahore à la Kundgera Pass
Extérieur d'une " maison du vent à Kashan

Extérieur d'une " maison du vent à Kashan

Départ de Kashan de bonne heure. Au compteur 58.842 kilomètres.

Aprés avoir remercié notre hôte, nous allons visiter une " maison de vent" de Kashan, ouverte à la visite. A l'extérieur, un grand mur ne laisse rien deviner de la merveille de stucs et de fresques XVIII° très fines, qui ornent la maison.. On entre par un double sas puis on débouche sur un patio rectangulaire, orné d'un long bassin, rextangulaire lui aussi, où se refléte la belle facade en stuc. Les pièces sont distribuées autour du patio toutes décorées de joilies fresques très gaies et colorées. Les architectes qui travaillent à la restauration nous disent qu'il y en a plusieur dans Kashan et nous expliquent leur architecture spéciale : un système de cheminées sur le toit distribue du courant d'air dans toutes les pièces en utilisant le vent permanent qu'il y a dans cette région. Le double sas ainsi que l'ouverture ajourée dans le mur extérieur joue un rôle important dans cette gestion du vent. En hiver, un ingénieux système de plaque ferme les cheminées dédiées à la fraîcheur et les cheminées classiques prennent le relais pour chauffer la maison, car si les étés sont chauds, il fait déjà 41°C à l'extérieur, il peut neiger en hiver. Mais ne veulent pas qu'on fasse de photos à l'intérieur de la maison.

Ravis de cette visite et des ces explication fournies, en anglais, on reprend la route. Toujours ces grosses collines, puis elles s'écartent pour faire place à une immense plaine désertque pendant des kilomètres et des kilomètres. Sur le bord de la routes des panneaux signalant "chaînes obligatoires" nous font sourire...jaune....au regard de la température extérieure. Alors qu'on s'arrête pour faire une pause on voit un cavalier au loin lancé au galop soulevant un nuage de poussière derrière lui. Dans les oasis, il y a des citernes en brique en forme de 1/2 oeuf, flanquées de cheminées en sifflet, toujours le même système d'utilisation du vent pour rafraîchir l'eau, stockée pendant l'hiver et éviter qu'elle croupisse. A midi, on s'arrête dans une sorte de gargote. Dans la salle en mezzanine il y a un dortoir pour les routiers car on est sur la route internationale et il y a bon nombre d'énormes trucks américains ou russes qui transportent surtout des container depuis un port du Golfe Persique, peut-être Bandar Abbas, vers Téhéran. Dans le restaurant qui a plutôt des airs de cantine, on admire affichés au mur des conseils de "bonne conduite" dont un promeut la contraception ce qui nous étonne un peu (?), sur laquelle on voit d'un coté une famille pleine de gosses qui font n'importe quoi , une maison sans dessus-dessous et une maman les bras au ciel visiblement dépassée la pauvre, et de l'autre coté, une famille avec deux enfants un petit garçon et une petite fille, bien sages, qui étudient calmement pendant que Papa lit le journal et que Maman, fait la cuisine.

Et re- le désert, la chaleur et le vent. Vers 18 heures, n'y tenant plus, on s'écarte de la route pour prendre une "douche maison" avec un système de vache à eau et de rideaux de fortune que le vent emporte et on rit aux éclats en pensant à la tête que ferait un imam, passant par là sur son bouricot,  en nous voyant en tenue d'Adam et Eve en train de nous savonner et de nous asperger avec délice. Quoi qu'il en soit c'est super agréable et, une fois rafraîchis, on repart. Jacque et Dolo passent devant et à un carrefour, se trompent de route. Résultat, 80 kilomètres de trop dans un sens puis dans l'autre, nous obligent à rouler de nuit. Finalement, on fait étape sur le parking d'une mosquée. Le sacristain, ou l'imam, je ne sais pas, veut absolument nous faire dormir dans son dortoir, puis, il nous installe tout à coté lorsqu'il à compris que nous étions équipés. Sur le parking, un routier , en panne de phares vient nous demander un verre d'eau. Il parle très bien l'anglais mais il a l'air crevé. On lui dit qu'on prépare le repas et qu'on ira le chercher quant il sera prêt pour qu'il mange avec nous et lorsque Jacques va le chercher, il dort à poings fermés sur le toit de son camion. Par contre, l'imam/sacristain, attiré par l'odeur des spagettis ail y ollio que je prépare, nous fait signe qu'il à faim en se frottant l'estomac et qu'il veut manger.....On ne comprend rien..... ou en tous cas on fait semblant, alors, il va et vient autour de la table que nous avons installée dehors pendant tout le repas et jusqu'à ce qu'on se couche :-)

 

Citerne du vent dans le désert.

Citerne du vent dans le désert.

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