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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Désert de Dash-e Lut en persan " Le Désert du Vide "

Désert de Dash-e Lut en persan " Le Désert du Vide "

Le 28 juillet au compteur 59.641 kilomètres.

La mosquée où nos avons dormi se situe à 35 kilomètres de Kermian, nous partons donc de bonne heure car aujourd'hui, nous devons impérativement quitter l'Iran.

On perdra une bonne heure à chercher du gasoil à Kermian car il n'y en a plus une goutte dans toute la ville. Nous faisons donc la queue au milieu des poids lourds qui eux aussi attendent une éventuelle livraison qui arrive enfin. Ouf ! A midi, on achète quelques légumes dans une oasis et on se prépare une salade sous le regard attentif de quelques gamins qui veulent absolument voir notre "bière" et s'étonnent qu'elle soit de fabrication iranienne.Lorsque nous repartons il fait 41° à l'ombre de l'arbre rabougris sous lequel nous nous étions stationnés pour déjeuner.

Le désert le plus impressionnant que nous n'ayons jamais traversé nous attend. Il paraît que c'est un des endroits le plus chaud du monde. Ciel plombé par une brume de chaleur, vent de poussière de chaque coté de la route, et jusqu'à l'horizon, une immense plaine de cailloux, avec par intervalle des tours qui ont l'air anciennes. Je me demande si ce sont les "Tours du Silence" zoroastriennes ou l'on plaçait les corps démembrés des sages pour qu'ils soient déssêchés par le soleil, pratique qui à perduré jusque dans les années 1960 ou elle à été interdite. Le mot vide prend ici tout son sens et pour occuper ce non lieu, nous écoutons plein pot Le Requiem Allemand de Brahms qui envahit tout l'espace . La sensation est géniale :-). Au bout de 1 heure et demi de trajet, un événement ! Nous voyons se profiler au loin des collines qui nous conduiront jusqu'à Zahedan, et, un peu plus loin Mirjavet, la frontière avec le Pakistan. A un contrôle de police, nous voyons 4 personnes assise par-terre. Dolo pense qu'il s'agit d'Afghans stopés là dieu sait pourquoi et le fait est que nous longeons la frontière afghane toute proche.

Nous, nous passons la frontière Irano-Pakistanaise dans la décontraction et sans encombre au milieu d'un groupe important de Pakistanais qui eux passent dans l'autre sens. Enfin des femmes en couleur !  Une petite fille porte un sari sur fond violet avec un voile mauve superbe. Elle porte un bébé de deux ou trois ans et suit une femme assez jeune, jolie, grande, mince, un port royal. Les hommes de ce groupe ont l'air assez agés, vêtus de blanc poussiéreux avec de gros turbans blancs ou saumon. Un flic prend nos passeports et nous fait court-circuiter la file. C'est l'avantage d'être européens, c'est moche, mais nous en profitons avec plaisir. Côté pakistanais, c'est à la  bonne franquette. On nous fait asseoir en compagnie des douaniers dans un bureau crasseux et nous discutons aimablement. Combien nous avons d'enfants, qu'est ce qu'ils font, est-ce que nous les femmes nous travaillons, que font nos maris comme travail....etc.A un moment, un gros homme entre, il nous demande où nous dormirons cette nuit. Nous lui disons ben...ici ? Alors il nous signale que nous serons sous sa protection....Bof, ma vieille méfiance à l'égard des flics, avec ou sans uniforme ainsi que pour l'armée me fait tiquer et je me demande combien nous coûtera cette protection mais je ne fais pas part aux autres de mes doutes. On verra bien.Quand nous sortons, il veut absolument prendre une photo des voitures, voila qui me déplaît de plus en plus ! Pendant qu'il prend sa photo, je cherche quelque chose dans mes pieds mais ça ne lui va pas ! Il veut qu'on le regarde en souriant ! Bien ! Il s'agissait pas de photographier les voitures ? Non?

Le village frontalier est tout à fait misérable alors, finalement nous décidons d'établir notre campement dans la cour arrière de la douane. Les italiens que nous avions rencontré à la frontière iranienne sont là aussi et viennent nous dire bonsoir. C'est avec plaisir que je quitte le tee-shirt noir à manches longues, les chaussettes et le foulard pour mettre des vêtement plus adapté à la température extérieure puis nous nous mettons à préparer le repas. L'eau est rare ici mais un enfant nous en apporte un grand seau, bien fraîche, en signe de bienvenue.

Ah, j'oubliais de signaler qu'aujourd'hui, c'était le jour de Gilbert :-D D'abord, juste avant d'aborder la Dash-e Lut, à un contrôle de police, un jeune flic le regardait amoureusement sous le nez en lui explicant que Shiraz est une très belle ville puis, à un autre contrôle, toujours un jeune flic s'écroule de rire en voyant ses bacchantes sur la photo de son passeport ! :-D

 

 

Les colline avant Zahedan

Les colline avant Zahedan

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