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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Publié dans : #Il était une fois en 1996 la KKH de Lahore à la Kundgera Pass
Le Nissan va remorquer le Combi

Le Nissan va remorquer le Combi

Le 29 juillet. 60.304 kilomètres au compteur.

Nous reprenons la route ou plus exactement la piste à 8heures du matin après avoir fait un plein de gasoil à 1 franc du litre ( ! )Dés le départ, Jacques se trompe, passe sur du sable mou et se plante. Des ouvriers qui travaillent à ce qui sera peut-être un jour la route viennent inutilement nous aider à nous des-ensabler. Finalement, Gilbert tire le combi avec le Nissan puis, comme il a plus l'habitude que Jacques de conduire dans le sable, raméne le camion sur la terre ferme. Je donne deux paquets de Chesterfield aux ouvriers ravis de l'aubaine et on repart. Quelques kilomètres plus loin, Jacques qui a peur de passer en seconde à fond la caisse dans le sable mou se plante à nouveau. Au troisième passage c'est bon, il s'en tire comme un chef. Nous roulons pendant des kilomètres et des kilomètres sur cette piste en faisant de petites incursions sur la route en chantier lorsqu'on en a marre d'être secoués par la tôle ondulée mais à chaque fois, il faut redescendre sur la piste car aucun pont n'est construit, ce qui pose problème au combi. Il fait beaucoup de vent et déjà une chaleur énorme. On s'arrête à Dalbadin, gros village grouillant de monde et d'activité qui ne semble vivre que du passage des camions, monstres de ferraille décorés comme des arbres de Noël que je n'arrêterai pas de photographier tout au long du voyage :-) On achéte une pastèque, la seule chose que nous puissions avaler avec cette chaleur : 50°1 au termomètre du Nissan ! Jacques et Dolo souffrent vraiment de la chaleur et de l'inconfort de la piste

Notre premier Camion Pakistanais !

Notre premier Camion Pakistanais !

A un moment, on voit un autobus accidenté, complètement crâmé et un mec à l'ombre de la carcasse qui semble garder trois cageots, miraculeusement rescapés du desastre. Etant donné l'empilement des gens dans les bus, on n'ose pas imaginer les dégâts ! Plus loin, on longe des collines vraiment noires et l'oasis, très verte sur ce fond noir, est du plus bel effet. Dans une voiture qui nous croise, des femmes entièrement voilées avec une résille devant les yeux. Petit à petit, la piste se transforme en route qui ne vaut guère mieux que la piste. Chaque fois qu'on double ou qu'on croise, il faut descendre dans le fossé. Bien pire qu'au Maroc ! Il nous faudra 12 heures pour faire ces 600 kilomètres ce qui n'est pas si mal vu l'état de la piste. Arrivée à Quetta de nuit dans une circulation épique ! On finit par trouver l'hôtel Bloom Star caché dans une petite rue. On peut garer nos véhicules à l'intérieur ce qui est un gros avantage. Jacques et Dolo sont épuisés.Ils ont bu 8 litres d'eau chacun et sué autant dans la journée. On dit merci à la clim du Nissan !

Nous allons nous doucher Ô délice et mageons à l'hôtel. A la fin du repas, nous sommes convoqués dans le bureau du directeur où nous attendent des flics. Petit discours où on nous assure que le Pakistan veut protéger les touristes....On n'a rien compris à ce que ça voulait dire, mais il aurait été maladroit de leur signaler qu'on se sentirait bien mieux si on n'était pas sans cesse fliqués ! Après cet intermède, le maître d'hôtel un peu géné par cette histoire, nous fait conduire par un employé de l'hôtel au TPO où on peut téléphonner partout dans le monde 24/24. On embarque donc tous les 4 dans un triporteur. Gilbert et Jacques sur la plateforme, Dolo et moi sérrées dans la cabine :-D Pendant tout le trajet le chauffeur se régale des cuisses de Dolo :-D On apelle les enfants sans coup férir et Fred qui à besoin de parler boulot avec Gilbert le rappelle avec autant de facilités.

On rentre à l'hôtel tous les 4 empillés dans un rickshow aux grands cris de Dolo qui dit qu'on n'arrête pas de recommander la prudence à nos enfants mais que vraiment, nous, on fait n'importe quoi. Moi, je ris aux éclats en imaginant à la mine des dits enfants s'ils nous voyaient dans cet équipage !

Dalbadin.

Dalbadin.

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