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Carnets Nomades

Carnets Nomades

Récit en photo et bavardages de nos voyages en camping car en Europe centrale, Europe de l'est et du nord; Asie Centrale et Amérique du sud

Publié le par Catherine & Gilbert
Publié dans : #Il était une fois en 1996 la KKH de Lahore à la Kundgera Pass
Moutonnement de collines fauves à travers l'Anatolie.

Moutonnement de collines fauves à travers l'Anatolie.

Le 22 juillet

Départ d'Istanbul à 7h30 du matin. Autoroute jusqu'à Ankara à travers tout un moutonnement de collines très boisées. On comprend pourquoi toutes les maisons sont en bois. Avant d'arriver à Ankara, le paysage devient plus sévère, la forêt peu à peu s'amenuise. Ankara, pour le peu qu'on en a vu nous a paru assez moderne, entourée de village construits de bas en haut de collines très escarpées et resserrées. Pique-nique à Ankara dans le parc boisé d'un camping près du campus puis on reprend la route. Toujours ces collines, assez hautes tout de même puisue Ankara est à 1000 M d'altitude. A cette saison, les collines sont de couleur fauve. C'est une région très riche, des céréales sur les hauteurs, des polycultures dans les creux, de gros troupeaux de vaches rousse et de gros troupeaux de moutons. Les maisons récentes sont construites en carré sans étage avec des toits de tôle à quatre pentes. Les maisons anciennes étaient en torchis avec des toits en terrasse mais elles sont abandonnées ou servent de granges et peut-être d'étables en hiver. Comme dans cette région il n'y a plus beaucoup de bois mais beaucoup de vaches, on voit, devant les maisons de gros tas de bouse séchée, mélangée à de la paille hachée qui servent de combustible. On s'arrête pour la nuit à Yildizeli ( 1400M ) sur l'aire d'une importante station service. Repas pris au restaurant de la mosquée attenante et rencontre d'un pèlerinage. Détail peu ragoûtant mais qui en dit long sur la condition féminine ici, les WC pour femme sont absolument infects et puants. D'après les garçons ceux des hommes rustiques certes et à la turque ( :-) ) sont acceptables !!!

Tout le long de la route, nous avons vu beaucoup de mosquées récentes avec des dômes argenté ou cuivrés et d'autres en construction.

Dans la journée nous avons fait 834Km

Le 23 juillet.

Ce matin au compteur 56.578 Km et il caille toujours autant. Hier soir à l'arrivée à l'étape, il faisait à peine 14°C et ce matin au départ vers 7h30 , 7° . Le paysage est toujours aussi somptueux avec toujours ce moutonnement de lourdes collines fauve. Nous nous élevons par une succession de plateaux reliés entre eux par des gorges profondes. Arr^t vers 10heurs à un col à 2160M. Dolo décide de faire un Néscafé et, à l'ouverture du bocal, le Nescafé lui saute à la figure ! Il y en a partout dans le fourgon et, ça colle ! Personne n'a pensé à faire attention à la différence de pression à l'ouverture du bocal neuf ! Bieeenn...session ménage mais Dolo trouvera du Nes collé ici où là, tout au long du voyage !

Tous ces plateaux sont irrigués par une quantité de torrents et de petites rivières, comme si le déluge n'avait toujours pas fini de s'écouler, et toutes ces petites rivières se regroupent dans l'Euphrate.. Sur ces plateaux, entourés de montagnes on rencontre de plus en plus de troupeaux d vaches, de moutons, de chèvres et dans les villages, de gros troupeaux d'oies gardés par les enfants et plein de ruches. Devant les maisons, les tas de bouse séchée sont de plus en plus énormes, en forme de pyramide avec une petite avancée devant comme les igloos, recouverts de boue sans doute pour les protéger de la pluie et de la neige en hiver. Le paysage est de plus en plus sauvage et beau. A midi on pique-nique en bordure du Karasue ( eau noire ). On se dit que dans une contrée où l'agriculture est aussi riche, la vie, rude certes, pourrait être bien agréable malgré tout sans la folie des hommes. Tout au long de la route, nous rencontrons des militaires sur le pied de guerre armé jusqu'aux dents avec automitrailleuses et tout et tout. On ne sait pas très bien s'ils protègent la route internationale ou s'ils menacent les Kurdes ! Enfin, on se doute un peu de la véritable raison de leur présence ! D'autant qu'entre Erzincan et Tecan, on a vu pas mal de villages qui ont été évacués puis brûlés et les populations déplacées.Tout au long de la journée nous sommes contrôlés quatre ou cinq fois par les militaires, souriants dés qu'ils s'aperçoivent qu'on est français. Au premier contrôle, ils pensent que Gilbert est Russe. Nous comprenons pourquoi en fin d'après midi quand nous sommes doublés à fond la caisse par par cinq 4*4 Russes avec 1 seul mec au volant de chaque voiture. Il s'agit probablement d'un trafic mais nous ne savons pas lequel.

Nous continuons de nous élever de plateaux en plateaux lorsque, juste après Agri, au détour d'un virage, les deux Monts Ararat ! Le grand et le petit, majestueux, bien que dans la brume, en fond de paysage . On traverse Dogubayazid au milieu de centaines de camions en différents état de marche et on continue vers la frontière d'Iran car on voudrait passer de bonne heure pour ne pas trop entamer notre visa de cinq jours. On essaye de manger un bout dans un boui-boui près de la frontière où il n'y a pas grand chose à croûter... Alors, avec Dolo on fait une lessive que le vent super chaud et violent sêchera en 1/4 d'heure montre en main y compris le jean de Gilbert !

D'Istanbul à la frontière iranienne en deux jours

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